Revue de presse

Magnifique adaptation, on est saisi, ému, bouleversé.
Choisir de monter, aujourd'hui, les Dialogues des Carmélites était pour le moins risqué. Mais c'est précisément parce qu'il a fait sienne cette injonction de Bernanos de «ne pas tomber dans le piège de croire le mal vainqueur», qu'Olivier Fenoy, fondateur de la Troupe de l'Arc en ciel, a relevé le défi. Le résultat est à la mesure du risque: immense. Sur scène, les Carmélites semblent réelles, tout en nuances, incarnées par des comédiennes d'une justesse rare.
Avec une mise en scène aussi audacieuse par son inventivité que respectueuse de l'esprit de Bernanos, Olivier Fenoy et Bastien Ossaert réussissent à transmettre la vitalité de cette histoire et sa profondeur. On est saisi, ému, bouleversé. Et presque touché par la grâce.
LE FIGARO.FR par Isabelle Schmitz le 05/02/2016

Les impulsions de vie s'expriment à travers toute leur vérité
Explorations des paradoxes attachés à la peur, au doute, au mystère de la foi, à l’idée de détachement, de bonheur, de vocation, à la liberté individuelle, à l’engagement, à la révolte, à la soumission, à la voie du martyre… Ce sont toutes ces réflexions sur les tours et détours de la conscience humaine que l’on retrouve dans Dialogues des Carmélites. Cette version augmentée de Dialogues des Carmélites n’est pas loin, par moments, de la célébration liturgique. Une façon, peut-être, de choisir la lumière plutôt que l’obscurité, l’espérance plutôt que le doute et la violence qui l’accompagnent.
Interprété par une troupe de quinze comédiens, le spectacle du Théâtre de l’Arc en Ciel fait preuve de belles qualités d’incarnation et d’évocation. Emergent les ambiguïtés et les oscillations passionnantes auxquelles s’attache l’oeuvre de l’écrivain.
La Terrasse – Fevrier 2016 - Manuel Piolat Soleymat

Regarder la peur dans les yeux , une mise en scène imaginative et subtile
Dialogues des carmélites de Georges Bernanos est une pièce riche par la densité des thèmes abordés et la finesse des dialogues. Il ne s’agit pas d’héroïsme spirituel – comme le dit une soeur, « le courage pourrait être une fantasmagorie du démon » – mais d’accueillir ce qui advient dans la fidélité. Le Théâtre de l'Arc en Ciel a su mettre en valeur la beauté du texte enrichie par la présence d’un coryphée. Ce choix apporte une épaisseur particulière à un texte qui est déjà riche.À l’heure où les mots terreur et terrorisme sont réapparus dans l’actualité, la représentation de cette pièce nous aide à penser à notre relation à la violence.
REFORME – Antoine Nouis – 4 février 2016

Bernanos en toute ferveur
L'oeuvre est d'une puissance et d'une rigueur bouleversantes. Tel quel, le spectacle touche le public. Un projet loyal et fervent, une troupe de qualité dans le jeu comme dans le chant.
Le Figaroscope – du 3 février 2016

Les émissions TV
« VIP » avec Jean Luc Moreau et Loïc Devaux (52')
http://www.ktotv.com/video/00102020/jean-luc-moreau-et-loic-devaux
« Aux Sources » sur l'approche pédagogique (2'49)
http://www.dailymotion.com/video/x3p1jng_des-lyceens-a-la-rencontre-du-dialogues-des-carmelites_news

Emission "le Grand Témoin"
Interview d'Iris Aguettant qui joue la première prieure et Gilles Bernanos petit fils de l'écrivain.
écouter [mp3]

Une dimension d’éternité.
L’unique pièce de théâtre de Georges Bernanos, jamais montée sur les planches parisiennes depuis trente ans. Il fallait oser. Pari réussi puisque cette version mélodieuse, mêlant les accents de la tragédie grecque aux inquiétudes spirituelles de Bernanos, offre un regard à la fois parfaitement fidèle à l’œuvre d’origine et totalement neuf.
Si plusieurs silhouettes masculines apparaissent ici ou là, le plus souvent à l’allure martiale, c’est une grâce de féminité qui se dégage de la pièce et de la mise en scène. Que de figures magnifiques la jeune prieure – à qui Camille Metzger, exceptionnelle, prête sa belle voix grave à l’aise dans tous les registres de l’autorité, Sœur Constance, Mère Marie de l’incarnation, inébranlable dans ses convictions, et la petite Blanche, autour de laquelle s’articule une partie du récit.
Loin d’alourdir la mise en scène ou de dénaturer le texte de Bernanos, les chorégraphies d’un coryphée (chœur antique, faisant le lien entre la scène et le public) reprenant des citations de différentes sources mystiques et poétiques en soulignent la portée universelle. Quant à la création musicale, signée Éveline Causse, qui ajoute à la beauté visuelle de l’ensemble une profondeur d’inspiration grégorienne, elle nous fait entrer dans une dimension d’éternité qui est présence à l’instant qui passe.
Une réussite incontestable, venant couronner le travail exigeant d’une troupe qui nous fait la grâce d’un magnifique moment.
Diane Gautret – Famille Chrétienne

Une superbe mise en scène d'Olivier Fenoy et Bastien Ossart
Le parti pris scénographique est « de traiter cette pièce, non pas d’abord comme l’histoire de ces carmélites conduites à l’échafaud dont le martyre sonna la fin de la Terreur - mais d’une manière plus universelle selon les grands rites d’une Tragédie Grecque. » Il faut applaudir le talent de toute la troupe, comédiens et comédiennes qui se font à l’occasion musiciens, chanteurs et danseurs, avec  une langue de Bernanos renforcée par la profonde humanité conférée par la tendresse, la naïveté, l’humilité et la familiarité avec lesquelles s’expriment les Carmélites. La scénographie, décors et lumières, est d’une grande qualité esthétique. Tout est suggéré avec simplicité et efficacité. On sort du théâtre bouleversé et joyeux… en paix !
Narthex.fr – Philippe Desgens
Aumônier des Artistes du spectacle

La rencontre avec soi-même et avec l'autre
Après les Frères Karamazov, la Compagnie de l'Arc en Ciel revient avec deux créations : Dialogues des Carmélites, « célébration de la tragédie de l'être » envisagée comme un miroir tendu aux cataclysmes de notre époque ; Don Quixote,exhortation à l'action et au rêve à travers la naissance d'un monde fait d'amitié, d'idéalisme et d'utopie. A la croisée du théâtre et de la musique, ces deux spectacles veulent nous mener jusqu'aux terres de « l'être », jusqu'à des « nourritures substantielles capables de fortifier l'homme intérieur ».
Manuel Piolat Soleymat – La Terrasse