Georges BERNANOS
(1888-1948)

Après des études de droit et de lettres, Georges Bernanos milite chez «Les Camelots du roi», ligue d’extrême-droite et collabore à divers journaux monarchistes, avant d’en diriger un à Rouen. Décoré après la Première Guerre mondiale, il se marie et devient inspecteur des assurances à La Nationale. Durant ses tournées, il rédige « Sous le soleil de Satan » dont le succès est éclatant, et lui permet, au seuil de la quarantaine, de se consacrer entièrement à la littérature.

Il obtient le Prix Femina en 1929 pour ‘La Joie’ puis connaît sa plus grande fécondité littéraire lors de son séjour à Majorque entre 1934 et 1937. Le Grand prix du roman de l’Académie française récompense ‘Le Journal d’un curé de campagne’ en 1936.

Horrifié par la guerre d’Espagne, il publie ‘les grands cimetières sous la lune’, brûlot anti-franquiste dans lequel il dénonce notamment la collusion de l’Église espagnole avec les fascistes. Sa tête est mise à prix, il est vilipendé par son ancienne famille monarchiste et la droite nationaliste, applaudit par la gauche française. Il rentre en France puis s’embarque pour le Paraguay et le Brésil, où il achève en 1940 « Monsieur Ouine ».

Lorsque la guerre éclate en Europe, il multiplie les articles dans la presse brésilienne et devient l’un des plus grands animateurs spirituels de la Résistance française. En juin 1945, il vient poursuivre ce combat dans la France libérée. L’épuration le dégoûte. Refusant un poste ministériel et autres ambassades, il écrit pour divers journaux.  Il faut refaire des hommes libres est le titre de son premier article. Il veut alerter sur les nouvelles menaces, à savoir la technocratie, la course effrénée du profit, la disparition de l’esprit de fraternité...

Il passe ses dernières années en Tunisie où il compose l’un de ses chef-d’oeuvre « Dialogues des Carmélites », qui depuis est joué sur toutes les scènes de monde.